Dresser le Vortex

Ça doit vous arriver à vous aussi: vous ouvrez votre téléphone pour envoyer un petit message ou même juste pour regarder l’heure, mais une notification attire votre attention et vous oubliez ce que vous êtes venu faire. Moi ça m’arrive tout le temps. Je peux perdre des heures à sauter d’une notification à l’autre, d’une app à l’autre, à lire des articles, écouter des vidéos, répondre à des conversations. Bref, perdre des journée entière à gosser sur l’internet.

Et évidemment, qui dit perte de contrôle de son temps dit aussi anxiété, culpabilité, et tous les autres sentiments négatifs qui viennent avec.

Bulle de message texte avec pastille de notifications

Les chercheurs en UX ont commencé à donner un nom à ce phénomène: le Vortex. C’est le nom de la bête qui nous attire et nous garde prisonnier. Le vortex chronophage qui captive notre attention et nous font perdre le contrôle.

Les fabriquants d’apps connaissent bien ça. Ils font exprès après tout. Ils veulent qu’on reste dans leur application et qu’on l’utilise le plus longtemps possible, pour qu’on voit le plus de pubs possible! Je connais bien ça vu que je travaille dans le domaine.

En réponse, les Apple et Google ont essayé de nous donner des outils pour résister au vortex. C’est dans leur intérêt parce que si on vient à perdre confiance ou avoir peur de nos téléphones, ils vont en vendre moins! Comme des vendeurs de drogue qui veulent pas que tu fasses une overdose mais que tu continue d’acheter. Les récentes versions d’iOS et Android ont des outils pour dresser le vortex: information sur combien de temps on a passé chaque jour, possibilité de se mettre des limites pour chaque catégorie d’apps, etc.

Mais c’est encore nettement insuffisant. Bloquer l’app de facebook ne t’empêche pas d’y accéder par le browser par exemple.

Et ça ne permet un blocage que d’application complète. Mais dans la vie, on ne fonctionne pas comme ça. Je reçois des courriels de job et personnels dans la même app. Je reçois des messages texte de mes amis, collègues de job, trucs sérieux et trucs niaiseux dans la même app.

Donc ce que ça prendrait, c’est des catégories pour trier nos contacts. Pouvoir dire: cette personne est un collègue de job, donc je veux pas voir ses messages quand je suis à la maison parce que ça me stress trop. Faire ça ne bloquerait pas mon app de messages au complet. Seulement mes contacts de job.

Dans le fond, c’est similaire au catégories de courriels dans gmail. Les emails de promotions sont dans une catégorie. Les emails de réseaux sociaux sont cachés dans une autre catégorie. Mais c’est encore trop vague. Il faudrait pouvoir trier par personne, pas par app! Et idéalement, pouvoir faire ça globalement sans être obligé de refaire la même configuration dans chaque app qu’on utilise.

Si Apple et Google veulent vraiment nous aider à reprendre le contrôle et dresser le vortex, c’est ce genre d’outils qu’ils devraient nous donner.

Libre arbitre (free will)

Des fois, quelqu’un nous dit quelque chose de tellement nouveau, qu’on n’avait jamais imaginé, et on est complètement choqué. On résiste à cette nouvelle idée, en se disant que c’est probablement faux.

D’autre fois, une idée complètement nouvelle et choquante nous prend par surprise, mais en même temps, on l’accepte immédiatement comme une évidence.

Aujourd’hui j’ai eu cette expérience. J’écoutais cet épisode du podcast de This American Life:

Where there is a will – Act 2: Life is a coin with one side

Dans ce segment, David Kestenbaum explique qu’il ne croit pas en la notion de libre arbitre (en anglais: « free will »). Et…. je sais pas, je pense que j’aurais dû être choqué? Résister un peu? Être incrédule? Mais non. J’ai accepté cette idée sans aucune résistance, comme si c’était une évidence que je savais depuis toujours. Même si je n’avais jamais pensé à ça ou même entendu cette idée auparavant.

En même temps, les arguments sont quand même solides. Notre cerveau est quand même juste un gros moton de cellules (neurones), qui sont elles même un gros moton d’atomes. Et les atomes, ça bouge de façon très prévisible, régi par 4 règles très strictes de physique élémentaire, qui sont la fondation de tout mouvement dans l’univers. Donc nos neuronnes fonctionnent ou « bougent » exactement de la même façon que tout le reste dans l’univers. Nos pensée ne peuvent pas influencer sur ça! On aimerait bien croire que nous, humains, sommes supérieurs à tout ça, que notre cerveau est plus complexe… Mais non. On n’échappe pas aux lois de la physique.

Obey gravity! It's the law!
Obéissez à la gravité, c’est la loi!

Et, ok, on peut penser que les atomes c’est trop petits et trop loin de nous. Que peut-être il y a des choses entre les atomes et nos pensées qui viennent influencer. Une sorte de force divine. Le pouvoir de notre intellect supérieur! Mais en fait, notre cerveau est super prévisible! Et on peut le voir dans certaines situations. Les gens qui ont un accident et qui perdent temporairement la mémoire ont cette expérience où ils vont répéter en boucle les mêmes 5 minutes de leur vie. Ils vont poser les mêmes questions, répondre les mêmes choses, à chaque 5 minutes, pendant des heures et des heures! Si les inputs sont les mêmes, ils réagissent exactement pareil. Aux mots près! Le nom officiel c’est « Transient Global Amnesia ». Et ils en parlent plus en détails dans cet épisode de Radiolab (à 7m25s). C’est comme si leur cerveau était une machine programmée à répondre exactement de la même manière à certains stimulis. Comme une calculatrice qui donne toujours le même résultat si on rentre les mêmes nombres.

Alors ouais. Personnellement, je suis convaincu. Sans la moindre hésitations. On n’a aucun contrôle sur nos pensées et c’est tout. Quand on pense qu’on contrôle nos pensées ou qu’on se force à changer d’idée, c’est quand même juste nos mêmes neurones et nos mêmes atomes qui ont déclenché la réaction en chaîne qui nous a fait penser et décidé ça. On est des robots qui agissent selon comment notre cerveau a été programmé. Et notre cerveau a été programmé par notre biologie, notre éducation et notre environnement.

Et là on peut se dire, wow, si ma vie est contrôlée par les atomes de mon cerveau, maintenant que je le sais, ça va tout changer! Mais genre…. non? Pas tant? Oui, ça semble gros, mais au final, ça change pas grand chose à notre quotidien. Ça ne va pas changer la société ou nos relations ou nos lois parce que c’est pas comme si on allait réussir à convaincre tout le monde que c’est comme ça que ça marche. Alors on va continuer à vivre comme si de rien n’était. On va maintenir l’illusion en place. Et c’est tout.

***

Ce matin, quand je vais choisir mon chandail pour la journée, je vais faire exprès de ne pas prendre celui que j’aurais normalement pris (le premier de la pile!) Je vais me rebeller contre les automatismes!! ……. mais dans le fond, ça c’est juste parce que mon cerveau est programmé à être rebel et indépendant. À faire le contraire de ce qu’on lui oblige!

Donc… entièrement prévisible! 😀

***

Si ça vous intéresse, vous devriez écouter l’épisode de This American Life. Ils rentrent un peu plus en profondeur dans les considérations éthiques et sociales.

Moins de facebook, plus de contacts humains

Ça fait environ 6 mois maintenant que j’ai lâché Facebook et Twitter (et Instagram aussi, mais ça j’y allais déjà pas souvent). Ou du moins, que je fais activement des efforts pour ne plus y aller. Et laissez-moi vous dire: ils le savent que j’essaye de quitter! Ils ont redoubler d’efforts pour essayer de me garder. Ils m’envoient des notifications pour tout et n’importe quoi. Twitter en particulier: ils remplissent mon fil de notification avec des fausses notifications, juste pour me dire que « untel à aimé ce tweet ». C’est genre rendu comme un mini fil twitter, mais dans mon fil de notifications. Sérieux là!

Et évidemment ça marche. Je regarde presque plus mon fil principal, mais d’habitude je regarde mes notifications. Alors maintenant je dois faire attention de ne plus trop les regarder non plus. Et juste focusser sur les vrais notifs (genre les gens qui m’écrivent). Sauf que celles-là, il n’y en a presque plus parce que je ne poste jamais rien ou presque donc je reçois peu de réponses ou de nouveau abonnés. Donc rendu là, aussi ben pu y aller pentoute. Et c’est ça que j’ai fait. J’ouvre facebook 1-2 fois par semaine max, twitter pas beaucoup plus. Je résiste à la tentation!

Mon objectif dans tout ça est de reconnecter avec la réalité. Reprendre contact avec les gens en direct plutôt qu’en criant sur les internet. Je parle directement à mes amis par chat. J’appelle les gens importants (ma mère, mon père, ma grand-mère…). J’invite mes amis à aller prendre un thé ou déjeuner. Je pratique mes skills de conversations et je découvre que je suis pas aussi mauvais que je pouvais le croire. Tout ça, je faisais jamais ça avant, mais là je me force un peu et c’est une bonne chose.

***

Si vous voulez m’accompagner dans mon chemin sans facebook ni twitter, vous pouvez me jaser par texto sur Signal, Telegram, Discord et Line. Ou sur mastodon. Les liens sont sur ma page contact.

Vieille pub: Alors Donkey Kong, qu’est-ce qu’on brasse?

Vous souvenez vous de la vieille pub de Donkey Kong à Télétoon?

Je sais pas si je devrais avoir honte ou être fier mais… je la connais par cœur. Parce que oui, il semblerait que mon cerveau avait rien de mieux à faire à l’époque (1997-98?) que d’enregistrer mentalement cette annonce!

Dans mon souvenir, ça allait comme suit:

Alors Donkey Kong, qu’est-ce qu’on brasse?

Ça frappe! Ils écrabouillent alligators. Écrabouille la banane. Saute le baril. C’est funky flyé, ça déménage la barouette, aplatit la capsule, agace la copine et tonnerre de reculons.

Sac à papier, pire estime, ce pirate chantant et dansant en gros plan qui se fait grondé par une vieille peau? Banane excitante! Et le pire c’est qu’on a juste à sa faim à regarder et encore pire que le meilleur man: tout le monde gagne!

À moins donné les alligators… Faites le saut sur Donkey Kong!

Et là aujourd’hui, je me suis dit « tient, et si j’essayais de voir si, depuis le temps, quelqu’un a remis la pub sur internet ». Et boom! C’est là!

Et là je constate 2 choses:

  1. Il parle ben moins vite que dans mon souvenir
  2. L’annonceur semble vraiment plus vieux que dans mon souvenir
  3. J’ai quand même bien retenu les paroles, mais y’en a que j’ai vraiment rien compris!

Et donc, 21 ans plus tard, j’ai rien de mieux à faire que de transcrire les paroles de l’annonce!

Et alors Donkey Kong? Qu’est-ce qu’on brasse?

Ça frappe! Écrabouille alligator. Ils écrabouillent la banane et saute le baril. C’est funky flyé. Ça déménage la barouette, aplatit la capsule, agace la copine et tolère le gluant(?)

Ça t’a pris(?) Yeti LSD(?). Ce pirate chantant en gros plan qui se fait gronder par une vieille peau. Balade excitante! Et le pire c’est qu’on a juste à s’assoie et regarder. Et encore pire que le meilleur man: tout le monde gagne! À moins donné les alligators!

Quelqu’un est capable de comprendre les bouts que je ne suis pas sûrs? Est-ce qu’il dit vraiment « yeti LSD »?!?

Solitude, par Kurzgesagt

Comme l’a dit ma sœur: « doux jésus! Tu veux vraiment qu’on écoute cette vidéo là!! Tu l’as partagée partout!! »

Oui. Je pense que je connais beaucoup de gens qui vont se reconnaître comme moi dans la vidéo, donc si ça peut les aider un peu, tant mieux.

Ma chaîne préférée, Kurzgesagt – In a nutshell, a de nouveau frappé un grand coup en s’attaquant à quelque chose que tout le monde ressent mais que personne semble avoir les mots pour décrire

Ça parle du concept de solitude comme un des principaux maux qui nous affligent, nous qui vivons à l’ère moderne avec nos téléphones et nos facebook. Ils mettent des mots sur des concept flous qu’on a tous un jour ressenti sans savoir c’était quoi. Ils expliquent sans jugement, en disant que tout le monde est pogné avec ça. Et donnent quelques trucs pour briser le cercle vicieux.

About loneliness, by Kurzgesagt

Je reconnais beaucoup de gens que je connais dans cette vidéo. Je me reconnais aussi moi par moment. Je reconnais les patterns et les sentiments que ça cause. Je n’avais juste pas de mots pour le décrire clairement.

Bref la vidéo arrive au bon moment pour m’encourager dans mon désir de déconnecter de facebook et twitter pour mieux connecter avec les gens.

Le film Arrival et ce à quoi il me fait réfléchir

Je viens juste de finir d’écouter le film Arrival de Denis Villeneuve. Je m’attendais pas à grand chose, et j’ai été très impressionné. C’est un film film comme je les aime. Ça va pas trop vite, c’est focussé sur les personnages et leurs réactions plutôt que sur l’action. Le genre de film qui fait réfléchir. Et donc là j’ai des choses à dires. Certaines vont avoir des spoilers donc je vais les garder pour la fin.

Là je veux parler de 3 choses: la musique, la bande-annonce, et le message du film. Et ce que j’en tire. Ok ça fait 4 choses ça.

D’abord le trailer. Je suis tombé sur ce film par hasard, dans un commentaire sur la tune des méduses de Tetris Effect (vidéo de gameplay), quelqu’un a mentionné que ça lui faisait penser la musique du film Arrival. J’avais jamais entendu parlé du film avant ça.

Comparez par vous même!

De la bonne musique comme ça, très originale avec ses fragments de voix et une saveur de Philippe Glass, ça ne me laisse pas indifférent! Ça m’a rendu curieux de savoir d »où ça venait, donc j’ai regardé la bande-annonce du film. Malheureusement, c’est le genre de bande-annonce conventionnelle, qui montre trop, qui focus sur des choses pas importantes du film juste pour attirer les gens. Dans ce cas-ci, sur les militaires et les silly humans qui veulent faire la guerre. Par contre, après avoir écouté le film, je comprends pourquoi, dans ce cas-ci, ils n’avaient pas trop le choix. Le film a une thématique très intéressante qui se ressent à travers tout le film mais qui ne s’explique que vers la fin. Et donc je comprends qu’ils n’ont pas voulu révélé ça dans la bande-annonce. Et bien sûr, ils ne voulaient pas montrer les aliens du film trop trop non plus. Donc qu’est-ce qu’il reste? Pas grand chose en effet. C’est un film qui se joue en finesse, avec pas trop d’action, donc pas facile de faire des bande-annonces punchée. Et donc ça a donné ce que ça a donné. On va leur pardonner pour cette fois.

***

Maintenant je vais parler un peu de spoilers. Vous devriez donc aller écouter le film avant de continuer. Surtout que c’est un bon film, bien écrit, joué en finesse et qui fait réfléchir.

C’est votre dernier avertissement. À partir de maintenant je vais assumer que vous avez vu le film. (Après tout, j’écris ça surtout pour moi, et moi je l’ai vu le film!) 😀

Continuer la lecture de « Le film Arrival et ce à quoi il me fait réfléchir »

Petite célébration

Ce matin je célèbre une petite victoire.

Ça fait 2 mois que je me réveille plusieurs heures trop tôt et que je suis incapable de me rendormir. Après 2 mois de ça, laissez moi vous dire que ça ruine vos journée et votre humeur. Ça devient impossible de se concentrer au travail. c’est un nuage fatal d’idées poches qui vous suit partout.

Mais ça change tranquillement. Aujourd’hui, c’est genre la 2ème fois cette semaine que j’ai réussi à me rendormir quand ça arrive. Ça a l’air niaiseux de même mais pour moi en ce moment, c’est gros. Chaque fois, ça demande efforts et concentration. Gérer ses émotions, son niveau d’excitation, d’anticipation, de stress. Méditer sans être distrait. Faire des exercices de respiration. Souvent ça marche pas. C’est pas facile, surtout que j’ai zéro expérience là dedans vu que j’ai toujours dormi très bien dans ma vie avant ça.

Donc c’est ça. Ce matin, je célèbre ma petite victoire.

Fun fact: la première fois que je me suis rendormi, j’ai rêvé… que je faisais de l’insomnie! Hehe, ouain. Pas idéal, mais au moins je dormais donc c’est bien.

Current mood:

Metamorphosis: Always Been But Never Dreamed (Tetris Effect)

Everything

everything1

J’ai rejoué au jeu Everything. J’avais envie d’y rejouer depuis longtemps, mais je me connais, ça me prend une excuse. Et là justement, j’en ai une bonne: j’ai des amis à la job qui veulent y jouer et faire comme un « game club » où on joue tous au même jeu et on en discute après. C’est tellement cool! C’est vraiment le jeu qui me donne envie d’en discuter après avoir joué! Mais c’est dur de trouver des gens qui aiment faire ça. (Un peu pour ça que j’aime ce qu’on fait au podcast de On a juste une vie, sauf que la y’a juste moi qui y a joué!)

Le problème avec Everything, c’est que j’ai tellement de choses à dire que je ne sais pas par où commencer. Donc je vais commencer avec le plus important du moment: il est en spécial sur Steam là là! N’attendez pas! (si vous lisez ceci après coup, vous pouvez voir tous les endroits où le jeu est vendu sur le site web et trouver le mieux pour vous)

D’habitude, quand j’en parle, je commence par dire que ce jeu là a changé ma vie. Et c’est très vrai. Je l’ai joué pour la première fois alors que j’étais dans une passe assez difficile au travail. C’est un jeu très relaxant dans son ambiance et c’était donc très bénéfique pour moi à ce moment là. Mais surtout, le jeu et sa narration par Alan Watts m’a fait voir le monde d’une manière différente. Je dis souvent qu’il faut arrêter de stresser dans la vie parce qu’au final, on est juste des singes qui crient à la surface d’une immense roche qui file à 100 000 km/h dans le cosmos. Et ce jeu là pousse cette idée au maximum. Jamais je n’ai autant réalisé que nous, êtres humains, on est tous pareil, qu’on a tous les mêmes problèmes, mais qu’on s’imagine différents du reste de la nature.

Quand, quelques mois plus tard, ma grand-mère est décédé assez subitement, Everything et les paroles de Alan Watts me sont revenus en tête. En religion, on entends souvent la phrase « tu était poussière et tu retournera poussière ». Et c’est tellement vrai quand on y pense. Nos atomes, ça vient tout de la même place. Toutes nos atomes ont été crachées par le Soleil, et lui même ainsi que tout le reste provient de la même source: le Big Bang. Alors on se trouve ben hot, on s’imagine supérieur et différent, mais au final, on est tous la même chose. Pis tsé, Alan Watts a compris comment ça marche. Il a compris que le monde est beau et qu’il faut l’observer et en profiter. Et danser. Et ça, ça m’a tellement aidé à dédramatiser la situation quand ma grand-mère est morte. Ça m’a juste vraiment aidé.

Everything a l’air complètement con quand on regarde la bande-annonce. On voit les animaux tourner dans tous les sens et on s’imagine que le jeu a aussi peu de profondeur qu’un Goat Simulator. Que c’est juste une grosse joke. Mais je vous jure. Ça fait réfléchir au boutte. Y’a pas grand chose dans le monde qui ont changé ma vie. Mais Everything a eu un maudit gros impact!

Je recommande fortement!

Still Alive (Mirror’s Edge)

Current mood:
Mirror’s Edge: Still Alive

Aujourd’hui j’ai eu à faire quelque chose qui m’a demandé bien du courage. Mais c’était quelque chose qu’il fallait absolument faire sans tarder, autant pour ma propre sanité que pour le bien être d’une autre personne.

Et comme toutes les choses difficiles qui demandent beaucoup de courage, ça n’a pas été facile. C’était messy et confus et bizarre. Mais ça a somme toute bien été je pense. Même si le résultat n’a pas été celui que j’espérais.

Parce qu’en fait, le résultat a été bien mieux que j’espérais? Je pense? Les apprentissages ont été nombreux. Je n’ai rien perdu. (j’espère?) J’en sors plus fort et résistant. Et stable.

***

La tune Still Alive tirée de la soundtrack de Mirror’s Edge m’est venu en tête aujourd’hui. J’ai pas trop écouté les paroles, mais le petit peu que j’ai compris, ça parle justement de ça. Ce qui est difficile mais ne nous tue pas nous rend plus fort.

I have changed.
I’m still alive.
And I cannot apologize, no.

I’ve learned to lose
I’ve learned to win
I’ve turned my face against the wind

I’m still alive.
I’m still alive.

And I cannot apologize, no.

***

Bon. Sur ce je m’en vais appeler ma mère, qui mérite fort bien des appels de son fils ingrat qui l’appelle jamais!

Et ensuite, quel luxe, il y a un nouveau vidéo de Wintergatan qui vient de sortir! Wintergatan, c’est tellement le meilleur canal YouTube pour être à la fois inspiré, énergisé, relaxé et toutes les autres choses qui font du bien dans la vie.

Je vais écouter ça bien tranquille et peut-être même me coucher tôt? Quel luxe!

C’est important de prendre soin de soi. Prenez soin de vous!

Jasons! présenté à Flop

Ce soir, je suis allé au meetup de Flop, le regroupement de créateurs de jeux disons « marginaux » ou « alternatifs » qui porte bien son nom. J’y allais parce que c’est cool, mais aussi pour présenter mon jeu Jasons!.

J’ai été vraiment content de l’accueil. Les gens semblent avoir aimé ma présentation, aimé mon jeu. Ils ont bien embarqué et compris. Ils posaient des bonnes questions. Et le meilleur, c’est que quand j’ai suggérer qu’ils pouvaient répondre aux questions entre eux avec leurs voisins de chaises, presque tout le monde a immédiatement embarqué. J’ai eu du mal à regagner le silence tellement les gens étaient dans leurs conversations! C’était tellement cool!

Mon coup de coeur de la soirée va à Raphelle qui a présenté son « drinking game mécaniquement pauvre ». Comme dans les drinking games, il faut boire quand il se passe quelque chose à l’écran. Sauf que là, c’était juste des petits clignotements rouges ou bleus. C’était très drôle de voir comment une personne qui ne boit pas perçoit les jeux à boire. Et encore plus drôle quand elle nous a révélé le punch: que les clignotements ne sont pas aléatoire mais plutôt synchronisé à des actions précises du film du Seigneur des Anneaux!!