Everything

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J’ai rejoué au jeu Everything. J’avais envie d’y rejouer depuis longtemps, mais je me connais, ça me prend une excuse. Et là justement, j’en ai une bonne: j’ai des amis à la job qui veulent y jouer et faire comme un « game club » où on joue tous au même jeu et on en discute après. C’est tellement cool! C’est vraiment le jeu qui me donne envie d’en discuter après avoir joué! Mais c’est dur de trouver des gens qui aiment faire ça. (Un peu pour ça que j’aime ce qu’on fait au podcast de On a juste une vie, sauf que la y’a juste moi qui y a joué!)

Le problème avec Everything, c’est que j’ai tellement de choses à dire que je ne sais pas par où commencer. Donc je vais commencer avec le plus important du moment: il est en spécial sur Steam là là! N’attendez pas! (si vous lisez ceci après coup, vous pouvez voir tous les endroits où le jeu est vendu sur le site web et trouver le mieux pour vous)

D’habitude, quand j’en parle, je commence par dire que ce jeu là a changé ma vie. Et c’est très vrai. Je l’ai joué pour la première fois alors que j’étais dans une passe assez difficile au travail. C’est un jeu très relaxant dans son ambiance et c’était donc très bénéfique pour moi à ce moment là. Mais surtout, le jeu et sa narration par Alan Watts m’a fait voir le monde d’une manière différente. Je dis souvent qu’il faut arrêter de stresser dans la vie parce qu’au final, on est juste des singes qui crient à la surface d’une immense roche qui file à 100 000 km/h dans le cosmos. Et ce jeu là pousse cette idée au maximum. Jamais je n’ai autant réalisé que nous, êtres humains, on est tous pareil, qu’on a tous les mêmes problèmes, mais qu’on s’imagine différents du reste de la nature.

Quand, quelques mois plus tard, ma grand-mère est décédé assez subitement, Everything et les paroles de Alan Watts me sont revenus en tête. En religion, on entends souvent la phrase « tu était poussière et tu retournera poussière ». Et c’est tellement vrai quand on y pense. Nos atomes, ça vient tout de la même place. Toutes nos atomes ont été crachées par le Soleil, et lui même ainsi que tout le reste provient de la même source: le Big Bang. Alors on se trouve ben hot, on s’imagine supérieur et différent, mais au final, on est tous la même chose. Pis tsé, Alan Watts a compris comment ça marche. Il a compris que le monde est beau et qu’il faut l’observer et en profiter. Et danser. Et ça, ça m’a tellement aidé à dédramatiser la situation quand ma grand-mère est morte. Ça m’a juste vraiment aidé.

Everything a l’air complètement con quand on regarde la bande-annonce. On voit les animaux tourner dans tous les sens et on s’imagine que le jeu a aussi peu de profondeur qu’un Goat Simulator. Que c’est juste une grosse joke. Mais je vous jure. Ça fait réfléchir au boutte. Y’a pas grand chose dans le monde qui ont changé ma vie. Mais Everything a eu un maudit gros impact!

Je recommande fortement!

Still Alive (Mirror’s Edge)

Current mood:
Mirror’s Edge: Still Alive

Aujourd’hui j’ai eu à faire quelque chose qui m’a demandé bien du courage. Mais c’était quelque chose qu’il fallait absolument faire sans tarder, autant pour ma propre sanité que pour le bien être d’une autre personne.

Et comme toutes les choses difficiles qui demandent beaucoup de courage, ça n’a pas été facile. C’était messy et confus et bizarre. Mais ça a somme toute bien été je pense. Même si le résultat n’a pas été celui que j’espérais.

Parce qu’en fait, le résultat a été bien mieux que j’espérais? Je pense? Les apprentissages ont été nombreux. Je n’ai rien perdu. (j’espère?) J’en sors plus fort et résistant. Et stable.

***

La tune Still Alive tirée de la soundtrack de Mirror’s Edge m’est venu en tête aujourd’hui. J’ai pas trop écouté les paroles, mais le petit peu que j’ai compris, ça parle justement de ça. Ce qui est difficile mais ne nous tue pas nous rend plus fort.

I have changed.
I’m still alive.
And I cannot apologize, no.

I’ve learned to lose
I’ve learned to win
I’ve turned my face against the wind

I’m still alive.
I’m still alive.

And I cannot apologize, no.

***

Bon. Sur ce je m’en vais appeler ma mère, qui mérite fort bien des appels de son fils ingrat qui l’appelle jamais!

Et ensuite, quel luxe, il y a un nouveau vidéo de Wintergatan qui vient de sortir! Wintergatan, c’est tellement le meilleur canal YouTube pour être à la fois inspiré, énergisé, relaxé et toutes les autres choses qui font du bien dans la vie.

Je vais écouter ça bien tranquille et peut-être même me coucher tôt? Quel luxe!

C’est important de prendre soin de soi. Prenez soin de vous!

Jasons! présenté à Flop

Ce soir, je suis allé au meetup de Flop, le regroupement de créateurs de jeux disons « marginaux » ou « alternatifs » qui porte bien son nom. J’y allais parce que c’est cool, mais aussi pour présenter mon jeu Jasons!.

J’ai été vraiment content de l’accueil. Les gens semblent avoir aimé ma présentation, aimé mon jeu. Ils ont bien embarqué et compris. Ils posaient des bonnes questions. Et le meilleur, c’est que quand j’ai suggérer qu’ils pouvaient répondre aux questions entre eux avec leurs voisins de chaises, presque tout le monde a immédiatement embarqué. J’ai eu du mal à regagner le silence tellement les gens étaient dans leurs conversations! C’était tellement cool!

Mon coup de coeur de la soirée va à Raphelle qui a présenté son « drinking game mécaniquement pauvre ». Comme dans les drinking games, il faut boire quand il se passe quelque chose à l’écran. Sauf que là, c’était juste des petits clignotements rouges ou bleus. C’était très drôle de voir comment une personne qui ne boit pas perçoit les jeux à boire. Et encore plus drôle quand elle nous a révélé le punch: que les clignotements ne sont pas aléatoire mais plutôt synchronisé à des actions précises du film du Seigneur des Anneaux!!

Où garder vos souvenirs

(Note: post original)

Vous avez peut-être entendu parlé que Google+, le réseau social de Google, va fermer. J’imagine que tout le monde s’en fout, moi inclus, parce que personne l’utilisait.

Ils m’ont envoyé un courriel tantôt pour expliquer comment ils vont graduellement tout effacer. Tous les messages, les photos, les échanges. Tout va être effacé.

Ceci est donc un rappel et une mise en garde. La même chose pourrait arriver à facebook. Ça pourrait même arriver bien plus tôt qu’on pense. Auparavant, j’utilisais facebook presque comme un album souvenir, en me disant que ça allait rester toute ma vie. Mais c’est clair que non. C’est un service gratuit. Ils contrôlent tout et vont continuer de bourrer ça de pubs jusqu’à ce qu’ils décident que ça n’est plus assez rentable et ferment. En effaçant tout.

Ce qui arrive à Google plus pourrait arriver à facebook mais aussi à Instagram, Twitter, Google photos, Dropbox, Evernote, et tous les autres services “gratuits”

À réfléchir.

Hello wordpress!

J’ai finalement fini de migrer mon blogue de blogger et mon blogue temporaire sur write.as vers ce tout nouveau site wordpress.

Et comme je suis rendu une grande personne responsable et adulte, j’ai pris un beau forfait payant avec pas de pubs.

Le site (template) est très beau. L’interface pour éditer fonctionne bien. Blogger était vraiment désuet!

Faque c’est ça. Ça reste encore mon blogue personnel avec mes états d’âmes. Si j’ai besoin d’une vitrine plus professionnelle, faudra que je fasse ça ailleurs! Parce que fuck it, c’est de même que je suis.

Jasons! (un jeu de narF)

(Note: Post original)

En fin de semaine, c’était le Global Game Jam 2019. J’y suis allé avec Kamylle, Colin et Ge, mais j’étais incertain si je voulais jammer avec eux ou si je voulais travailler sur une idée de jeu personnel qui me trottait dans la tête depuis 1-2 semaines.

L’idée c’était un jeu de cartes qui sert à déclencher des conversations. Donc pas vraiment un jeu mais plus un outil ludique pour aider les gens à se parler. Le genre de jeu que tu pourrais jouer autant avec un parent, un ami, un inconnu ou un conjoint. Peut-être même pour dynamiser un party où les gens savent pas quoi se dire.

Pour que ça marche, et pour que les joueurs puissent contrôler leur expérience à leur aise, les questions sont séparées en 3 catégories:

  1. Faciles et légères
  2. Intermédiaires
  3. Difficiles et personnelles

À tour de rôle, les joueurs choisissent quelle catégorie ils veulent utiliser et le jeu leur affiche une question. Si les 2 joueurs acceptent de répondre (ils peuvent refuser, dans quel cas on passe par dessus la question), ils doivent répondent tous les 2 à la question. Puis on répète autant de fois qu’on a envie.

Je dois dire, les 2 premières journées du jam, j’étais pas full motivé. C’est un concept difficile, j’étais fatigué et j’avais la tête ailleurs. Le plus dur c’était de travailler avec un nouveau médium (des cartes) et j’ai jamais fait ça, donc je n’avais pas les bons outils, les techniques ou les logiciels et ce même si Kamylle m’a montré plein de trucs.

Finalement, le matin de la 3ème journée, j’ai eu l’idée de faire quelque chose que je connais bien: un jeu dans Construct! Ou plutôt une genre de app qu’on pourrait ouvrir sur son ordi ou téléphone. Je suis rendu assez bon avec Construct pour réussir ça rapidement, et effectivement, après 2-3 heures, j’avais mon jeu de terminé!

Le jeu s’appelle Jasons! et se joue sur ordi ou téléphone ici: https://narf.itch.io/jasons

Le plus étonnant, c’est que ça marche vraiment! J’ai eu des belles conversations, étonnantes et parfois profondes, avec mes playtesters. Je pense que le jeu a du potentiel. Si je prend le temps d’ajouter plus de questions et d’améliorer le visuel un peu, ça pourrait être un de mes jeux qui aurait le plus d’impact.

C’est bon des fois de faire des jeux qui apportent un peu de bien à l’humanité!

The Hunter (Marnie)

(Note: post original)

C’est drôle. Depuis 2 jours j’écoute Marnie chanter The Hunter et en lisant les paroles ce matin, j’ai genre réalisé que ça racontait pas pentoute l’histoire que j’avais compris! J’entendais juste mal certaines phrases.

Par exemple, j’entendais «Oh help me please while I look away», comme si elle cherchait chez l’autre d’être consolée pour la garder accrochée alors qu’elle regarde vers ailleurs.

Mais en réalité, elle dit «Oh help me please. Why look away. Why can’t we stay together». Comme si elle parlait à l’autre personne, parce que c’est l’autre qui regarde ailleurs! C’est l’autre qui s’en va.

Plus tard, quand elle chante «’cause I’m the haunter now», je l’imaginais transformée en bête sombre, comme un loup géant, qui va chasser les démons de son ami. Et l’image était trop belle et puissante parce que ça montrait que elle et son ami sont à tour de rôle vulnérables, et qu’ils se protègent mutuellement. Elle en monstre qui chasse les démons, et son ami pour la protéger quand elle redevient humaine et qu’elle est confuse.

Mais non. Tout ça c’était dans ma tête. C’est pas pentoute ça qu’elle chante!

En réalité, on dirait plutôt que c’est son ami qui s’en va en l’abandonnant et elle qui est pissed et qui se change en chasseuse? Je pense? «’Cause I’m the hunter now. And I won’t hear your cries. So dry your eyes, friend. We’ll make a wish and say goodbye.» Ça sonne comme une rupture, ça, non? Deux personnes qui se séparent en assez bons termes, mais qui se séparent quand même.

Anyway, je suis sûr que j’ai même pas compris encore. Mais je sais que je préfère ma version, avec l’héroïne badass! 😀

Un militaire s’ouvre

(Note: post original)

En retournant à la maison tantôt, j’ai écouté un podcast de This American Life comme je fais très souvent. C’était cet épisode, et ce chapitre:

This American Life: Once more, with feelings : Act II

Le gars, un ex-militaire, parle de comment, après être revenu de la guerre en Irak dans les années 2000, il s’est vite rendu compte qu’il ne pouvait pas vraiment parler des horreurs de la guerre à ses amis. Les gens lui posaient des questions, mais il ne pouvait pas vraiment répondre la vérité, parce que c’était tellement choquant que les gens ne savaient plus comment réagir et ça créait un malaise à chaque fois. Alors il a changé sa stratégie. Il s’est mis à raconter seulement les histoires drôles de son expérience. Les petites anecdotes anodines, les jokes de pets, etc…

Et pendant un temps, ça a bien fonctionné. Les gens riaient. Il n’y avait plus de malaise.

Mais sa blonde a commencé à se rendre compte, après plusieurs années, que c’était toujours les mêmes quelques histoires. Que les gens posaient des questions et il bifurquait souvent la question en racontant une autre histoire drôle. Pire, parfois, sous la fatigue ou l’alcool, il laissait parfois tomber son front et se mettait à crier, en pointant du doigt dans la face de ses amis, qu’ils «ne pouvaient pas comprendre».

Et c’était vrai. Personne ne pouvait comprendre. Il n’avait plus fait l’effort d’essayer d’expliquer depuis longtemps. Et on peut le comprendre: Statistiquement, il y a de moins en moins de gens qui vont servir dans la guerre — ce qui est une bonne chose à mon avis — mais qui cause des difficultés additionnelles aux militaires qui reviennent, parce qu’ils ont peu de gens à qui parler de leurs souvenirs, des gens qui ont vécus ça eux aussi et qui pourront comprendre.

Alors il a changé sa tactique à nouveau. Il s’est mis à mieux évaluer le contexte de ses conversations pour déterminer les moments où c’était approprié d’être plus sérieux. Et ses bons amis l’ont suivit. Au lieu d’être choqués, ils l’ont seulement…. écouté. Sans juger.

Et ça, je trouve ça vraiment beau.

Des fois, on parle à nos amis, on leur raconte nos problèmes, et leur premier réflexe est d’essayer de trouver des solutions, ou pire, de juger la situation, les gens de qui ont parle, ou soi-même. Bref, ils essaient de s’impliquer et d’apporter leurs points de vue. Et c’est correct, en général, mais des fois, ce serait donc bien si ils pouvaient parler un peu moins, écouter plus, et essayer de comprendre. Et je le sais, là je dis ça, et je suis pas toujours le meilleur à faire ça. Mais au moins j’essaye fort et je pense que je me suis amélioré dans les dernières années.

Alors de savoir que ça existe, des gens qui savent écouter sans juger, comme l’ami de ce militaire l’a fait, juste en le regardant dans les yeux sans parler, ben je trouve ça beau. Tant mieux que ça existe! Mais probablement aussi qu’il n’y en a pas assez. Normalement, tout le monde devrait être capable de faire ça. Suffit d’un peu d’efforts.

Je vais continuer à y mettre mes efforts. Allez-vous en faire autant?

Ça serait une bonne résolution pour 2019!

(Parenthèse: Perso, moi ma résolution pour 2019, c’est le contraire. C’est d’être capable de m’ouvrir un peu plus et de parler de mes problèmes quand j’en ai plutôt que tout garder en dedans. À date, je pense que j’ai bien commencé l’année sur ce point.)

Maintenir son cercle social

(Note: post original)

Le plus dur d’un divorce, c’est que tu perds la personne de confiance à qui tu pouvais tout raconter. Là j’ai comme personne pis c’est tough en maudit. Et c’est ma faute en plus, parce que j’ai négligé cet aspect de mes relations sociales. J’ai des amis de jeux, des collègues sympathiques et plein de connaissances Facebook, mais personne avec qui parler d’états d’âmes et d’émotions.

Ça aide pas que j’ai construit depuis 30+ années l’image de moi même qui est en contrôles, capable de rester détaché et rationnel. Les gens ne savent probablement pas du tout que derrière cette façade, il y a un être humain! Haha.

Considérez ça comme une suggestion d’être plus empathique, surtout envers les gens que vous trouvez bizarres, irrationnels ou trop émotifs. Je suis content d’avoir fait de plus en plus d’efforts dans cette direction depuis 1-2 ans.