Lire Station Eleven me fait réaliser que le monde est impressionnant

Je suis en train de lire un lire un roman, Station Eleven, et ça me fait réfléchir à beaucoup de choses. Je vais peut-être écrire plusieurs billets pour parler de tout ça. Voici un premier.

La beauté du monde

On prend plein de chose pour acquis, au point où on oublie la beauté de ce qui nous entoure et le travail incroyable et l’évolution du savoir et de l’expertise qu’il y a derrière. Dans le livre, les personnages doivent apprendre à vivre avec très peu et prennent conscience de toutes les choses qu’ils prenaient pour acquis. Des choses comme la distance qui nous sépare: quand on n’a plus de moyen de transport autre que nos jambes, on ne peut pas aller très loin. Une autre ville à 100 km de distance est un voyage de plusieurs semaines. Quand on n’a plus d’électricité et que nos téléphones et ordinateurs ne servent plus à rien, on réalise soudainement à quel point c’est impressionnant de pouvoir se connecter à l’internet et avoir accès à toutes les connaissances presque instantanément. À pouvoir parler instantanément à n’importe qui simplement en appuyant sur quelques boutons. Quand toute la structure économique disparaît, la moindre babiole devient un chef d’œuvre. Par exemple, un globe décoratif avec de la neige dans de l’eau. Une machine a transformé une feuille de plastique en petits confettis de neige. Quelqu’un a conçu et fabriqué cette machine. Une autre machine a fabriqué le globe en verre. Le verre a été extrait à partir de poussière de roches! Un humain a placé les globes dans une boîte de livraison. Un autre humain a transporté cette boîte dans un camion ou un bateau ou un train. Tout ça, on le prend pour acquis et on lui accorde à peine de valeur: on peut acheter ce genre de babiole décorative au magasin 1$.

On prend tellement tout pour acquis, et tellement vite. Même des choses qu’on n’avait pas il y a 10 ans!

Ces temps-ci, j’essaye de me débarrasser de Facebook et Google et de leurs services qui, oui, sont très pratiques et gratuits, mais qui ont un grand contrôle sur nos vie et ramassent toutes nos données pour les vendre et nous bombarder de pubs. Essayer de se débarrasser de Google, c’est accepter de vivre dans un monde un peu moins connecté. C’est perdre Google Maps et devoir utiliser des cartes moins détaillées. C’est accepter qu’on a moins de nouvelles de nos amis par Facebook et qu’on doive mettre plus d’efforts pour aller chercher ces nouvelles là. En les appelant au téléphone. En les invitant pour leur parler en personne. (oui, oui, j’y travaille!)

Pouvez-vous croire qu’on n’avait rien de tout ça v’là 10-15 ans? Maudit qu’on aime ça se créer des nouveaux problèmes!

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